Franck Deveughele, serial entrepreneur à la tête du groupement d’employeurs Clef Job

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Bonjour , qui êtes-vous ?

Bonjour, je suis Franck Deveughele, j’ai 46 ans et je suis le Président de Clef Job, groupement d’employeurs situé en région parisienne mais implanté partout en France.

Quel est le concept de votre entreprise ?

L’idée de Clef Job c’était avant tout de soulager les entreprises sur une partie dont elles ne sont pas généralement expertes. Car à vrai dire, recruter est un métier !

Notre objectif est de permettre aux entreprises de rester focalisées sur leur cœur de métier et de prendre en charge le sourcing, parfois même la formation. En effet, nous avons nos propres centres de formation qui nous permettent de préparer les salariés avant de les mettre éventuellement à disposition au sein de l’entreprise.

Certaines entreprises s’improvisent recruteurs ou recrutent toujours de la même manière. Lorsqu’on recrute de la même manière on a toujours les mêmes effets. L’idée quelque part en externalisant, c’est d’apporter un regard neuf, avec moins de préjugés, moins de discrimination et ce qui doit permettre d’ouvrir son entreprise à d’autres profils, que l’on n’a pas l’habitude de gérer.

Ce qui apporte de la richesse à une entreprise c’est souvent d’avoir de la diversification dans les profils qui entrent dans l’entreprise. Clef Job permet d’apporter tout cela à tous types d’entreprises.

Quels sont les avantages de faire partie d’un groupement d’employeurs comme Clef Job ?

En partageant ses salariés, une entreprise partage des personnes qui développent de plus en plus une polyvalence et une adaptabilité qui, aujourd’hui, est à la mode. Toute entreprise voudrait n’avoir que des salariés polyvalents flexibles, etc. La flexibilité nous l’apportons par le fait de pouvoir partager des gens sur des durées choisies et avec des compétences demandées.

Par ailleurs, nos salariés aussi finissent par adopter un système de vie professionnelle qui est plutôt valorisant puisqu’en changeant régulièrement de mission et d’environnement ils développent des aptitudes et compétences qu’un salarié qui reste dans la même entreprise plusieurs années ne pourra pas acquérir. Le groupement d’employeurs ça apporte un partage durable des compétences avec des gens qui sont assurés d’avoir une stabilité parce qu’ils sont dans un CDI, en tout cas c’est notre choix car il y a effectivement des groupements d’employeurs qui font du temps partiel ou des CDD mais nous, nous travaillons uniquement en CDI

L’intérêt d’un groupement d’employeurs, c’est de pouvoir vivre une vie professionnelle assez élargie, qui n’enferme personne dans un poste qui lui-même d’ailleurs avec les évolutions digitales et autre finira à ne plus exister.

Alors, développons plutôt des compétences transversales et transférables de façon à ce que justement nous soyons toujours en phase avec le marché et les besoins du marché du travail.

Finalement, en quelques mots, nous apportons de la flexibilité aux entreprises et de la sécurité aux salariés.

Quel est votre parcours et pourquoi entreprendre ?

D’une certaine mesure, mes études ne m’ont pas servies à grand-chose puisque j’étais plutôt dans la physique des matériaux; j’ai fait un Bac C puis un DUT Mesures physiques.

J’ai même fait de la recherche fondamentale au CNRS à un moment… Mais je pense que ça m’a apporté de la rigueur et un côté cartésien qui m’a permis ensuite d’utiliser ces qualités dans la gestion d’entreprise. J’ai eu aussi un restaurant, j’ai développé un centre de formation, j’ai été dans des entreprises spécialisées dans    le chauffage, dans l’éolien… J’ai eu pas mal d’entreprises, j’ai travaillé aussi en tant que salarié dans des grands groupes qui m’ont apporté un certain nombre de choses.

Puis fort de toute cette expérience d’entrepreneur, j’ai compris qu’à chaque fois le frein ce sont les ressources humaines mais c’est aussi la solution. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’entreprise qui peut vivre sans les ressources humaines et j’ai compris au travers de réseaux, d’entreprises que tout le monde a à peu près la même problématique comme “je n’arrive pas à recruter”, “personne ne répond à mon annonce”…

L’entrepreneuriat, il faut l’avoir dans les tripes parce que c’est compliqué. Il faut faire le commercial, le comptable, il faut tout faire sans avoir forcément toutes les compétences donc il faut constamment apprendre, parfois on se trompe et il faut repartir de plus belle. C’est ça le quotidien d’un entrepreneur, ce n’est pas facile mais c’est ça qui peut-être intéressant car on a l’impression de plus vivre, de plus ressentir la vie.

Vous êtes à la tête d’une grande entreprise avec beaucoup de salariés. Pouvez-vous nous décrire une journée type en tant que Président de votre entreprise ?

Nous avons 450 salariés aujourd’hui. C’est un chiffre qui va surement augmenter de 60 à 80 salariés avec l’arrivée de nos nouveaux concepts.

Être Président c’est d’abord faire confiance parce que tout seul on ne peut pas y arriver. Il faut réussir à s’entourer de personnes solides, compétentes et en qui on peut avoir confiance.

Une fois que l’on a construit cela, on n’est plus tout seul. L’entreprise c’est : un président avec son staff qui permet d’absorber tous les “problèmes”. Parce qu’une journée ce n’est que des problèmes (rires).

Il faut trouver le temps de s’aérer l’esprit pour pouvoir penser à l’avenir tout le temps, trouver de nouvelles idées, de nouveaux concepts car une entreprise qui ne se développe pas c’est une entreprise qui meurt. En effet, l’économie va vite et si vous n’êtes pas toujours en train de vous remettre en question et bien vous avez le risque d’être déjà en retard et de devenir “has been” ou obsolète et devenir obsolète ça veut dire décliner et fermer son entreprise. C’est pour cela qu’il faut absolument avoir ce temps de réflexion.

Par exemple, ce matin dans ma voiture j’étais encore en train de réfléchir à un nouveau concept de formation pour être compatible avec la population senior qui augmente ou le problème du covid qui s’éternise… Il faut sentir de nouvelles idées  et travailler dessus pour peut-être trouver l’idée de demain qui va faire que vous allez développer un nouveau marché.

Il y a aussi la partie clients notamment les nouveaux clients parfois des gros clients donc il faut se préparer à les recevoir, ne pas se tromper. Quand vous avez des enseignes qui vous font confiance, c’est un stress, c’est une excitation mais c’est aussi un devoir de réussir.

Quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Il faut avoir la foi dans son concept, son idée  et être persévérant. Je conseille également de veiller à garder une bonne hygiène de vie de manière à pouvoir garder l’allure.

D’ailleurs, je dis souvent qu’un entrepreneur c’est aussi un sportif de haut niveau quelle que soit la taille de son entreprise.

Parfois, on peut dégager beaucoup plus d’énergie pour  une  petite  entreprise  que pour une grande mais justement pour qu’elle grandisse il va falloir passer un certain nombre d’étapes.

J’encourage donc tout entrepreneur à avoir une activité sportive de façon à ce que le corps puisse être en forme et par la suite avoir les idées claires.

Selon vous, quel est l’intérêt de faire partie d’un réseau de chefs d’entreprise comme le ME93 ?

Adhérer à des organismes comme le ME93, que je trouve plutôt actif notamment pendant toute la période de crise sanitaire, permet d’être accompagné et de ne pas être seul !

Aujourd’hui, un entrepreneur est souvent isolé, cela peut arriver très vite et d’un coup on ne voit plus rien. Or, si l’on ne voit plus rien, on peut rapidement percuter un mur qu’on aurait vu en avance en étant accompagné.

Un entrepreneur doit sortir, rencontrer des gens, il faut qu’il soit en contact avec le tissu économique. Cela ne peut que lui ouvrir l’esprit.

En Mars tout particulièrement, nous étions très isolés et les activités du ME93 permettaient de se sentir moins seul et d’être informé.

Ce type de réseau remplit un rôle de lien même à distance et permet de montrer que même pendant les périodes difficiles il y a encore de la vie.

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