Pascale Tessier Morin nous dévoile l’aventure de la reprise d’une entreprise portée par la volonté de devenir un acteur majeur dans l’impression numérique durable

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Découvrez le parcours de Pascale Tessier, dirigeante d’Atelier Images & Cie, spécialiste de l’impression numérique grand format, de la communication événementielle et des supports nomades.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Pascale Tessier, dirigeante de la société Atelier Images & Compagnie que j’ai reprise en 2016, spécialisée dans l’impression grand format tous supports et le conseil en communication visuelle.


Quel est le concept de votre entreprise ?
Notre entreprise répond aux besoins en communication visuelle de clients désirant organiser un salon professionnel, un évènement, aménager la décoration de leur bureaux ou d’espace de réception. Nous leur apportons des solutions en matériel, en supports souples ou rigides. Nos conseils et nos services s’étendent de la conception jusqu’à la pose.
Si nous commercialisons des matériels pour les expositions et les salons (du simple kakemono jusqu’au stand modulable avec caissons lumineux), nous développons assez fièrement une gamme de supports souples ou rigides éco-conçus.


Qu’est-ce qui différencie, Atelier Images & Compagnie des autres imprimeries ?

Nous sommes une petite structure. Nous travaillons comme des artisans, sur mesure, avec le savoir de la main et d’une finition de qualité. Nous sommes des passionnés de l’image, du design et de la communication. Nous avons soin de bien faire : c’est pourquoi nos dispositifs sont montés avant envoi et l’emballage de nos produits soignés. Je suis dévouée à mes clients et j’ai soin de leur apporter le meilleur service. Par exemple, contrairement à certains concurrents, nous gardons en archive les visuels de nos clients et les caractéristiques de nos tirages et productions. Ainsi, nous pouvons relancer une impression numérique dans les mêmes conditions de production quelques mois ou quelques années plus tard. Nous produisons en 24H/48H. Les machines numériques le permettent désormais mais c’est aussi notre agilité, notre réactivité, notre écoute auprès des clients qui rendent ces réalisations possibles. Nos clients nous félicitent pour notre capacité à gérer avec autant de sérieux un projet complexe de signalétique qu’une demande d’impression pour le montage d’une grande série de roll-up (enrouleur.)

Comment vous-êtes vous adaptée à cette nouvelle activité ?
Je ne trouve pas que notre activité soit compliquée, il faut surtout être à l’écoute des demandes des clients et à l’affut des nouveautés du marché. Les produits sont très techniques et innovants. C’est aussi là notre challenge : proposer des nouveautés et des exclusivités … C’est mon travail, ma curiosité et mon dynamisme qui font que ma légitimité devient une évidence auprès de mon équipe et de nos clients.


En tant que femme, qu’avez-vous ressenti en entreprenant ?
J’ai repris une société. Effectivement, ce n’est pas une démarche anodine. Les montages financiers, la psychologie du repreneur, le fait de faire sa place dans une équipe existante, rendent l’exercice plus difficile pour une femme ou pour un homme. Pour négocier un emprunt, trouver des partenaires, discuter les tarifs d’un fournisseur, je n’ai jamais souhaité me positionner comme une femme. L’entrepreneuriat m’a aidé à déployer mes ailes, à valoriser mes compétences et ne plus même jamais me sentir en position d’infériorité.


Êtes-vous entourée de femmes dans votre activité et pour vous quelle est l’importance des femmes dans l’éco système entrepreneurial ?
Quand j’ai racheté la société, il y avait effectivement cinq effectifs, tous des hommes. Depuis que j’ai repris la société, j’ai recruté deux femmes pour atteindre la quasi-parité au sein de la société. Effectivement, pour moi, il est important de valoriser les femmes dans l’entreprise en leur donnant des responsabilités. Dans mon marché, beaucoup d’entreprises sont managées par des hommes. Je suis cependant le parcours de mes concurrentes avec intérêt et souvent admiration. J’oeuvre dès que mon emploi du temps le permet, pour l’entrepreneuriat au féminin. Je reçois des femmes en entretien pour leur donner des conseils, je participe à des clubs de repreneures pour échanger sur nos bonnes pratiques. Je crois beaucoup à l’entraide des femmes. J’aime à penser que mes clientes favorisent le service offert par une femme. Nous devons pousser les jeunes femmes à entreprendre, en allant dans les lycées et en montrant que c’est possible. Nous ne sommes pas toutes des dirigeantes d’entreprises du CAC40. Notre exemplarité est à leur portée.


Pourquoi avez-vous décidé d’entreprendre ?
L’entrepreneuriat évoquait tout de suite chez moi : l’indépendance, une forme de liberté et d’aventure. Je souhaitais également grandir dans mes compétences, apprendre et voir mes décisions appliquées (bonnes ou mauvaises, les conséquences sont immédiates et visibles…). Je l’ai fait effectivement après quelques années passées en direction financière au sein de grands groupes. Je souhaitais retrouver une entreprise à taille humaine, où les challenges sont nombreux et l’innovation possible.


Avez-vous des idées pour faciliter l’évolution des femmes entrepreneures ?
Je pense que l’on pourrait s’inspirer davantage des Etats-Unis, où le mentorat joue un rôle important dans l’accompagnement des entrepreneures ou start-uppeuses. La mentore, une experte dans son domaine, partage ses expériences avec la mentorée qui développe ainsi son potentiel. Prendre ainsi sous notre aile des femmes qui veulent entreprendre, procure un sentiment très positif.
Cette forme d’accompagnement se développe au sein d’association telle que le ME93. C’est très valorisant. Il faut continuer.


Quel conseil pouvez-vous donner aux femmes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

J’engage les femmes à entreprendre et à reprendre des entreprises car ainsi nous sauvons des emplois. Dans tous les cas, création, reprise, les femmes doivent se faire confiance, oser, et ne jamais s’imposer de limite.
Le projet doit être construit, travaillé, c’est un préalable. Puis, il faut croire en son projet : les financements, les partenaires, les clients suivront. C’est sûr !

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