Sarah OUATTARA, une aventure entrepreneuriale locale !

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Découvrez le parcours de Sarah OUATTARA, fondatrice de Samara Facilities. L’enseigne au service des entreprises. Grâce à ses services de conciergerie, traiteur et pauses bien-être, elle facilite le lien entre les artisans ou commerces locaux et les entreprises pour leurs besoins quotidiens.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je suis Sarah OUATTARA, fondatrice de Samara Facilities.


Quel est le concept de votre entreprise ?

Mon métier, c’est de mobiliser les talents locaux et de les mettre au service des entreprises. Ça consiste plus concrètement à sourcer au plus local, les artisans, commerçants et sous traitants, structure d’insertion, PME à taille familiale et de les mettre au service des grandes entreprises pour répondre à leurs besoins du quotidien.


Pourquoi avez-vous décidé d’entreprendre ?
Je n’ai pas un parcours d’entrepreneur. J’avais juste une idée et je voulais valoriser mon territoire. Je suis issue de la Seine-Saint-Denis. Je voulais montrer aux personnes extérieures les talents qu’il peut y avoir sur ce territoire et j’en ai fait un business. Mais à la base, c’était surtout une mission que je me suis donnée.


En tant que femme, quels freins avez-vous ressentis en entreprenant ?
En tant que femme, le principal frein je dirais, c’était d’abord de se dire qu’en tant que femme, cela risque d’être compliqué, plus dur et que cela va être plus simple pour les hommes etc. Finalement, ce genre de discours nous limite dans notre ambition et dans notre projet. Je n’ai pas eu tant de critiques que ça du fait d’être une femme. Je pense que c’est d’abord moi qui étais une source de limitation.


Êtes-vous entourée de femmes dans votre activité ?
Je suis entourée autant d’hommes que de femmes. C’est vrai qu’autour de moi, il y a beaucoup de femmes qui ont des postes à responsabilités ou qui gèrent elles-mêmes une entreprise dans tous les secteurs confondus, que ce soit dans le bâtiment, dans le service, dans les facilities ou dans la communication. Il est vrai qu’elles sont toujours sources de motivations car souvent encore aujourd’hui, ce sont les femmes qui vont courir parce qu’il faut récupérer les enfants à la sortie de l’école ou les déposer le matin et qui vont devoir jongler entre les journées de grève et de confinement.
Et quand j’en entend une raconter sa vie professionnelle mais également sa vie personnelle, je me dis « comment est-ce qu’elle arrive elle à conjuguer tout ça ? ». Et finalement, on se dit que tout est gérable !

Avez-vous des idées pour améliorer l’évolution des femmes entrepreneures ?
Je pense que la meilleure façon d’y parvenir c’est de les considérer comme n’importe quel homme entrepreneur. C’est à dire qu’un entrepreneur, qu’il soit homme ou femme, doit être considéré comme un entrepreneur. Cela permet à la femme de ne plus se bloquer dans cette position de femme entrepreneure. Au final nous avons toujours les mêmes problématiques: financer nos projets, trouver des clients, développer une équipe solide et aucune n’est liée au genre.

Quel conseil pouvez-vous donner aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Le conseil que je donnerais à celles qui veulent se lancer dans l’entreprenariat, ce serait d’oser. On est dans un pays où il y a beaucoup de bagage pour pouvoir se permettre de tenter des choses. Qu’elles osent poursuivre leurs idées jusqu’au bout. Elles vont peut-être échouer, elles vont certainement échouer et vont peut-être réussir
aussi. Dans un échec, on se relève, on améliore le truc, on voit d’autres choses ou on se dit peut-être que le mieux pour moi c’est le salariat. On est dans un écosystème où on peut se permettre de tester des choses, où les contraintes existent mais on peut les surmonter. Donc le seul conseil que je peux donner c’est d’oser.

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