Le véritable coût du Mentorat

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Edouard de Penguilly Président du ME93

Nos certitudes prennent des coups, notre regard sur le monde change autant que le monde lui-même. Face aux nouvelles données que ce monde en mutation nous apporte, nous prenons conscience, chaque jour, que les réponses individuelles et autonomes sont vouées à l’échec. Plus que jamais l’échange et la confrontation des idées, des expériences sont les garanties d’amélioration de la pertinence de nos choix et de nos décisions.

Face à cette nouvelle donne, le mot « Mentor » est apparu dans nos conversations comme une recette miracle. Il est employé au quotidien dans la presse et dans le langage politique, sans, pour autant, que l’on sache exactement ce qu’il veut dire, ce qu’il signifie ou ce qu’il impose. L’usage de ce mot « Mentor », dans la période que nous vivons, en revanche exprime un besoin que l’on ressent sans qu’il soit possible naturellement de le définir avec précision.

Ce besoin d’échanges, d’écoute, de transmission, d’accompagnement, d’humanité, d’expérience, de générosité. Tous ces concepts sont très loin d’un produit monétisable. Le mentorat n’est pas éligible au « Click and Collect ». Le Mentorat n’est pas une solution miracle, nous sommes dans le domaine de l’esprit, c’est-à-dire dans un domaine où la « qualité » de l’échange est plus importante que l’échange lui-même.

Le Mentorat c’est, avant tout, une rencontre entre deux esprits, l’esprit du Mentor qui a acquis expérience et humanité et qui souhaite les transmettre généreusement, et l’esprit du Mentoré qui est en recherche d’expérience et de réponses à ses interrogations. Cette rapide définition cache une autre réalité celle du résultat, car pour qu’il soit positif, il faut qu’il y ait « fit » entre le Mentor et le Mentoré, c’est-à-dire qu’il se rencontrent positivement pour construire ensemble.

Une approche trop facile, serait de croire, que cette rencontre positive et cette construction commune seraient, seulement, le fruit d’une trans mission du mentor vers le mentoré. Ce serait là méconnaître la richesse infinie du concept du Mentorat.

Le Mentorat n’est pas un échange descendant entre le Mentor et le Mentoré, c’est plus exactement, entre eux, une « relation biunivoque », pour reprendre un langage de mathématicien. Le Mentor transmet son savoir, son expérience, son humanité, le mentoré progresse et construit son avenir en valorisant cette transmission vers son projet. Ce n’est là que le premier aspect de la relation biunivoque, car il y a la deuxième face, celle de la réciprocité, le Mentor reçoit en retour la satisfaction de la réussite de son engagement, il reçoit un surplus d’expérience, la conquête d’espaces nouveaux etc., le Mentoré découvre sa capacité en renvoyer ses propres expériences, son savoir, la puissance créatrice et bien d’autres choses encore.


Ces résultats majeurs prennent leur origine dans l’humanité de la démarche, nous sommes loin d’un échange mercantile. La réussite du Mentorat repose sur deux bénévolats, celui de Mentor dont la prime est la réussite du Mentoré, et celui du Mentoré dont la prime dépend de sa capacité à transformer ces temps échanges et d’écoute en valeurs. Le Mentorat est indissociable de la qualité humaine des relations entre les deux parties.

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